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  • Je suis né à Chevigny-Saint-Sauveur en 1943. Depuis j'ai toujours résidé dans cette commune devenue ville. Mes ancêtres sont arrivés ici, plus particulièrement au hameau de Corcelles-en-Mont-Veau (où il y a l'école de musique) en 1775...

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  • : Blog de recherche sur l'histoire de Chevigny Saint Sauveur créé par Bernard RAVIER.
Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 16:04

 

photo : archives personnelles

Jules MARC

Maire de Chevigny-St-Sauveur de 1882 à 1907

 

L’arrivée de Jules MARC à la tête de la mairie de Chevigny-St-Sauveur s’effectue le 4 juin 1882.

 

En cette année 1882 la France est sous le régime de la III° République, une loi vient d’instaurer l’élection des maires et Jules Ferry obtient la décision de mettre en place l’obligation scolaire pour les enfants de 6 à 13 ans

 

Jules MARC franchira les différentes élections municipales pendant 25 années mais travaillera avec plusieurs adjoints :

 

Roquelet DEFAUX

Pierre DARBOIS

Etienne BOITEUX

Jules BERTHAUX

 

A près de 70 ans, il laissera sa place à René DARBOIS en septembre 1907.


 

Que c’est-il donc passé pendant ces 25 années ?

 

Bien sûr préoccupation majeure pour les habitants de cette commune rurale (+/- 400 âmes), la distribution des affouages qui se déroule chaque année et intéresse chaque foyer.

 

Le Conseil municipal porte aussi son attention soutenue à l’instruction primaire. La commune participe entre autre, au salaire de l’instituteur pour 1250F par an (soit environ 4000 €).

 

Durant cette période le maire installera quatre instituteurs :

-        - Pierre THOINARD en juin 1886

-        - Jean-Baptiste LEFAURE en septembre 1889

-        - Henri GEVREY en septembre 1893

-        - Alexandre MONNIOT en mars 1905

-         

Cependant une délibération du 7 août 1898 dit ceci : « Le Conseil municipal maintient la délibération du 9 février 1894 dans laquelle il se refuse énergiquement au remplacement de l’instituteur de l’école mixte par une institutrice »   !!!

 

A cette époque aussi la commune est très attentive aux indigents auxquels elle apporte une aide matérielle régulière (5 ou 6 familles).

 

Anecdote : Voici ce que l’on peut lire dans une délibération du 15 août 1890 : «Instauration d’une prime pour la destruction des hannetons, - Il importe de mettre un terme aux ravages de ce dangereux coléoptère par l’adoption de mesures propres à arrêter sa multiplication – prime de 0,10 F par kilogramme d’hannetons recueillis… »

 

Comme dans toutes les communes les délibérations traitent du Garde Champêtre, des cantonniers, des Sapeurs Pompiers et moyens mis à leur disposition.

 

Notons enfin que la commune participe financièrement en août 1894 à l’érection du monument Carnot qui trône place de la République à Dijon… Que le conseil municipal s’inquiète de l’achat d’une nouvelle cloche…, qu’en novembre 1903, selon les instructions ministérielles il fait enlever de la salle d’école deux tableaux religieux (loi de séparation de l’église et de l’état), et qu’en 1904, il met en place une cabine téléphonique…

 

 

Par Bernard RAVIER - Publié dans : Anciens Maires
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 17:22

 

L'instituteur M. Bazenet : photo d'école, collection personnelle

René DARBOIS

Maire de Chevigny-St-Sauveur de 1908 à 1919

 

René DARBOIS est élu maire de Chevigny-St-Sauveur le 17 mai 1908,tandis que Victor MARC est nommé adjoint (frère de l’ancien maire).

 

Celui-ci va diriger la commune pendant 11 années et en particulier durant la difficile période de la guerre 1914-1918. Notons qu’en 1913 Poincaré sera élu président de la République et Jaurès assassiné en juillet 1914…

 

Durant cette difficile période, l’instruction publique sera confiée à partir de 1911 jusqu’en octobre 1920 à M. BAZENET nouvel instituteur qui va éduquer nos anciens. 

Sous son mandat, l’instruction publique sera confiée à Albert Bazenet, ici entouré de quelques-uns de ses élèves

 

Parmi les délibérations, notre attention s’arrêtera au vote de crédits de novembre 1911 ainsi formulés :

 

- salaire du tambour afficheur                          40,20F (environ 128 €)

- salaire du préposé aux sonneries civiles        100,50F (environ 321 €)

- indemnité pour la maîtresse de couture         100,50F (environ 321 €)

- traitement pour le balayage de la classe         50,25F (environ 160 €)

- traitement de la gérante du téléphone           150,75F (environ 482 €).

 

A partir de 1914, le Conseil municipal délibère plus particulièrement sur les problèmes engendrés par la guerre. :

- paiement des réquisitions militaires de transport.

- emploi des prisonniers de guerre.

- surcroît de travail de l’appariteur.

- aide aux 35 mobilisés de la commune.

- demande de semence de pomme de terre au Ministère de la guerre.

- Besoin de charbon pour le maréchal Ferrand, manque de pétrole et d’essence.

 

Enfin le 19 février 1919, le Conseil municipal décide d’élever un monument à la mémoire des soldats de la commune, morts pour la France, pendant la guerre et ouverture d’une souscription publique.

 

Le mandat de René DARBOIS se termine avec l’hommage de reconnaisse et d’admiration du Conseil Municipal au général PERSHING, aux officiers et aux soldats de la République des Etats-Unis pour l’aide apportée à la République Française dans la lutte pour la libération de son territoire et le triomphe des idées de justices menacées…

 

Par Bernard RAVIER - Publié dans : Anciens Maires
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 17:47


Raymond Poincaré, Président de la République -Photo BR

 


Léon BULLIOT

Maire de Chevigny-Saint-Sauveur de 1919 à 1930

Léon BULLIOT est élu maire de la commune de Chevigny-St-Sauveur le 10 décembre 1919 et l’ancien maire (René DARBOIS) devient son adjoint.

 

Ensemble, ils conduiront les destinées de la commune durant 11 années.

 

Première surprise de cette époque, l’arrivée de Madame BALIZET comme institutrice (une femme !) le 1er octobre 1920.

 

Pour la vie communale on relève ces quelques évènements :

 

-      - organisation d’un banquet aux 40 démobilisés de la commune en avril 1921.

-        - création d’un syndicat intercommunal d’électricité.

-        - Installation de l’éclairage électrique dans les rues de la commune.

 

Au niveau national on relève principalement la crise de 1929…

 

Léon BULLIOT démissionne en septembre 1930…

 

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 17:56


 

Photo :Collection personnelle

Louis RAVIOT

Maire de Chevigny-St-Sauveur de 1930 à 1935

Nous voici sous le gouvernement modéré d’André TARDIEU , Après une élection complémentaire, Louis RAVIOT, Maréchal Ferrand installé dans la commune, prend la tête de la commune comme maire en septembre 1930 pour 4 ans.

 

 


Durant cette courte période les délibérations du conseil municipal ne sont pas très nombreuses, cependant Louis RAVIOT prendra le poste d’adjoint en mai 1935 jusqu’en octobre 1947 soit 12 années. Il partagera donc avec le nouveau maire la responsabilité communale pendant la difficile période de la 2ème guerre mondiale.

 

Durant son mandat on peut relever dans les délibérations :

 

-        L’attribution d’une gratification et une augmentation du salaire de la gérante du téléphone (Mme Marc).

-        Quelques changements de gardes champêtres (Paul Draizet, Julien Guy…)

 

Notons que c’est le 1er janvier 1931 qu’arrive à Chevigny-St-Sauveur l’institutrice Hélène Jambard qui gardera ce poste jusqu’en 1957 et celui de secrétaire de Mairie jusqu’en 1953 . Enfin il était aussi mon grand-père maternel.

 

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 18:02


 

Photo : collection personnelle - don de Françoise Gillardin

Paulus PAYEN

Maire de Chevigny-St-Sauveur de mai 1935 à juin 1950


Paulus PAYEN, fermier installé à Corcelles-en-Mont-Veau (hameau de Chevigny-St-Sauveur) devient maire de la commune le 19 mai 1935 et comme cela a été dit son adjoint sera Louis RAVIOT.

A Paris, on se rappelle :

 

-        Les évènements du front populaire de 1936 avec le gouvernement de Léon Blum

-        Le coup de tonnerre du 10 mai 1940 avec l’invasion allemande et l’avènement du Maréchal Pétain, la guerre, les restrictions, la mobilisation puis la victoire du 6 juin 1944…

-        La création de la IVème République, le 13 octobre 1946 et l’arrivée du 1er président de cette République : Vincent Auriol…

-        Les évènements du front populaire de 1936 avec le gouvernement de Léon Blum

-        Le coup de tonnerre du 10 mai 1940 avec l’invasion allemande et l’avènement du Maréchal Pétain, la guerre, les restrictions, la mobilisation puis la victoire du 6 juin 1944…

-        La création de la IVème République, le 13 octobre 1946 et l’arrivée du 1er président de cette République : Vincent Auriol…

 

De 1937 à 1943, le conseil municipal aura à délibérer sur :

 

-        L’augmentation du service quotidien des autobus sur la liaison avec Dijon.

-      La plantation de 200 peupliers le long de la rivière et 300 acacias dans des parcelles communales.

-        La mise en pace  de l’alimentation en eau du village.

-        L’adhésion au projet du plan d’urbanisme de la région de Dijon.

-        La distribution des cartes d’alimentation.

 

Cependant en novembre 1943, les services de la préfecture chercheront à éloigner M. Payen du pouvoir communal. Mais dans sa séance du 22 le Conseil municipal dit ceci :

 

«  Le Conseil Municipal délibère et prend connaissance de la liste des conseillers présentée par la préfecture. Constatant que M. PAYEN ne figure pas sur cette liste. Considérant que M. PAYEN, conseiller municipal et maire a été révoqué de ses fonctions par le comité de Vichy pour des raisons connues de tous et que l’on peut résumer maintenant en ces mots : anti-collaboration avec l’ennemi, décide que M. PAYEN doit reprendre sa place au conseil municipal – Les conseillers demandent donc à M. le Préfet de compléter la liste des conseillers de Chevigny-St-Sauveur en faisant figurer le nom de M. PAYEN. En cas de refus le CM désire connaître les raisons de ce refus ».

 

Finalement, la préfecture a rajouté le nom de M. Payen.

En séance du 19 mai 1945, les édiles Paulus Payen et Louis Raviot seront reconduits à la tête de la commune. Les premiers travaux d’après guerre démarrent avec le curage de la Norges…

 

En juin 1950, M. Payen quitte la mairie à la suite du décès de son fils.

 

Pour beaucoup de d’anciens Chevignois, M. Payen sera celui qui a bravé l’occupant et aura permis a une grande partie de la population de se nourrir durant la difficile période de la guerre.

 

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 18:10

 

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Photo : collection personnelle - fournie par le petit-fils

Adolphe BERTRAND

Maire de Chevigny-St-Sauveur de juin 1950 à mai 1953


Le nouveau conseil municipal réuni le 21 juin 1950 choisi un nouveau maire.

L’élu est Félix Gueniffey, lequel refuse le poste de Maire, s’en suit l’élection d’Adolphe Bertrand alors Maréchal Ferrand.

 

Ainsi pendant 2 années celui-ci va diriger la commune. Cependant dans les délibérations il n’y a pas d’événements marquants pour cette courte période puisqu’une nouvelle équipe s’installe le 4 mai 1953 avec le duo Jean Froussart et Roger Rémond.

 

 

Par Bernard RAVIER - Publié dans : Anciens Maires
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 18:37



 

Photo : collection personnelle

Jean FROUSSART

Maire de Chevigny-St-Sauveur de mai 1953 à mars 1977


 

Durant 4 mandats (soit 24 années), Jean Froussart va faire de la commune de Chevigny-St-Sauveur regroupant alors quelques 300 habitants une petites ville qui comptera 6700 habitants à cette époque.

 

4 adjoints partageront sa responsabilité :

Roger Rémond, Henri Marc, Pierre Père, Robert Chenevoy

 

 


Que c’est il passé durant cette période et plus particulièrement de 1971 à 1977…

 

Création de nombreux lotissements :

Les Castors, les Iris, les Ayers, Le Buisson-Rond, En Rosières, Le Grand Pré de Pont, Le Pré de Bie, le Breuil, le Hameau des Marronniers, le Pré de la Duy, En Gruchot…

 

Constructions scolaires et autres :

Installation du centre FPA au château en 1956

Ouverture du CES en 1969

Ecole primaire Albert Camus (aujourd’hui démolie)

Ecole primaire et maternelle Henri Marc

Ecole primaire et maternelle du Buisson-Rond

Ecole primaire et maternelle du Breuil

Ecole de musique dès 1973

Restaurants scolaires et garderies

Préparation du centre de loisirs associé à l’école de Corcelles (devenu après centre Ez Allouères)

 

Commerces :

Centre commercial des Ayers avec le transfert de la pharmacie, l’ouverture du supercoop, la banque, les coiffeurs…

Centre commercial du Breuil (boucherie, boulangerie, pharmacie, pressing, tabac-journaux….)

 

Zones industrielles et artisanales :

ZI de la Norges, ZA des Seize-soitures, la Margelle, les Saussots…

Avec desserte ferroviaire et l’arrivée de la SBAP (Société Bourguignonne d’Application Plastique)

 

Aménagements

Mise en place du POS (Plan d’occupation des sols)

Réservation des terrains de la Saussaie

Création de la voie de contournement (Bd Salvator Allendé, Yan Pallach, JF Kennedy, Jean Moulin)

Construction de la station dépuration.

Création du nouveau cimetière de Corcelles-en-Mont-Veau (hameau de Chevigny) avec les transferts de tombes…

Aménagement des bois communaux

Préparation d’un projet de centre ville (consultation, réunions publiques)

Aménagement de la liaisons Bus avec Dijon ( AMCO).

Sports-loisirs

Construction et aménagement de la piscine (tous les enfants de Chevigny ont appris à nager dans le cadre scolaire).

Construction du premier gymnase aux Iris

Création du complexe sportif des Ayers – Gymnase du Cosec, piste d’athlètisme, tennis…

Construction du Mille-Club (bibliothèque associative ASC et prêt de jeux, jouets, disques avec l’ABC).

Aménagement d’une salle de réunion et fêtes.

Soutien aux associations (ASC sports et Culture, CLES)

Lancement du Club du 3ème âge

Les jeunes à la montagne…

 

Information

Réunions publiques régulières…

Bulletins municipaux…

 

Services municipaux

Importante participation et organisation du personnel communal sous la houlette de Christian Lemoine secrétaire de Mairie et Joseph Da Costa aux Services techniques…

Divers

Restauration de l’église paroissiale de la Trinité

Construction d’ateliers municipaux.

Rénovations de locaux (Mairies successives, bâtiments communaux).

Participation aux nombreux syndicats (SIAED, Electrification, eaux…)

 

Voilà donc de longues années bien remplies et le visage nouveau d’un village qui devient ville avec ses équipements majeurs (les écoles au départ).

 

La dernière équipe de Jean Froussart ne reprendra pas la barre…et la place sera conquise par la municipalité de M. Rasera.

 

Jean Froussart prendra une retraite bien méritée dans sa villa rue St Exupéry puis sa vie prendra fin en mars 1989.

 

 

 

Par Bernard RAVIER - Publié dans : Anciens Maires
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 18:44

 


 

Photo : Bulletin Municipal

Michel RASERA

Maire de Chevigny-St-Sauveur de mars 1977 à mars 1983


 

L’équipe nouvelle dirigée par son Maire Michel Rasera va diriger la commune de Chevigny-St-Sauveur pendant un mandat de 6 années avec 4 adjoints (MM René Gaudeaux, Bernard Porrini, Hervé Bonnavaud et Noël Mazen)


Durant ce mandat on relève les principales réalisations suivantes :


        Ecoles- action sociale

 
Construction du Centre de loisirs-école Ez Allouères à la place du projet précédant de Corcelles.
Ouverture d’une nouvelle Halte garderie

 

         Lotissements

 

Le Pré de Bie, les Lilas…

 

Aménagement

 

Elaboration du projet de centre ville, exposition, études

Demande d’adhésion au district et refus

Création de la ZAC du centre ville

Première extension de la station d’épuration

Transformation de la maison de Corcelles en Maison des associations puis en maison pour tous.

 

Associations, Sports, loisirs

 

Création de l’association Hier et Aujourd’hui

Jumelage avec Bobenheim-Roxheim

Création des jardins familiaux et de son association

Création du parcours de santé CRAPA

Aménagement de la base de plein air et de loisirs

Extension du Cosec

Mise en place d’activités culturelles avec l’atelier théâtre.

 

Réalisations communales

 

Inauguration de la nouvelle Mairie

Aménagement de la nouvelle place de la Mairie

 


 

Par Bernard RAVIER - Publié dans : Anciens Maires
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 20:57

 

Nous sommes en 1814, Ecrasé, Napoléon 1er, empereur des Français abdique et est exilé dans l’île d’Elbe, près de la Corse. Les « Cent jours » sont une tentative désespérée de Napoléon pour rétablir son pouvoir : vaincu à Waterloo (1815), il est relégué à Sainte-Hélène (îlot de l’Atlantique sud).

 

En 1813 M. le Baron Thomas de Montillet (propriétaire du château de Chevigny) est nommé maire par arrêté préfectoral puis remplacé le 1er mai 1815 par Jean-Baptiste FERREY

 

A Chevigny-St-Sauveur, sous la houlette de leur maire, Jean-Baptiste Ferrey, les habitants reçoivent une aide pour compenser les réquisition de chevaux, harnais, voitures attelées et fourniture d’avoine de 1813-1814, (époque où les Autrichiens séjournent dans nos contrées).

 

Le Conseil municipal va s’inquiéter de la cloche restante qui est fêlée et, la commune étant trop pauvre, demande au préfet des fonds pour sa réparation.

 

Par contre en mai 1817, sa majesté l’Empereur d’Autriche accorde la somme de 1800 F pour indemniser la commune de ses pertes éprouvées pendant le séjour des camps des troupes en 1815

 

A cette époque aussi, le CM délibère sur le droit de vacation des oies et augmente le traitement du desservent en reconnaissance de ses bons services et en considération de son grand âge…

 

 

1815, fini l’Empire, voici la Restauration et les rois Louis-Philippe suivi de Charles X. 




Photo : le Baron de Montillet - collection personnelle

 

La nomination des différents gardes-champêtres se retrouvera tout au long des diverses délibérations. Mais le conseil sera très fidèle au roi comme le montre ce texte du 21 mai 1824  relatif au don fait pour le château de Chambord

 

« Le maire a fait donner lecture de la circulaire de M. le Préfet relative à l’acquisition du château de Chambord. Le CM toujours dévoué à l’auguste famille des Bourbons et de SAM Monseigneur le duc de Bordeaux qui un jour doit régner sur la France offre pour l’acquisition du château de Chambord la somme de 30 francs. »


(1) - Le Baron Théodore de Montillet mourut à Dijon en 1881 et fut enterré à Chevigny-Saint-Sauveur auprès de sa première épouse. La tombe est encore visible dans le nouveau cimetière à Corcelles-en-Mont-Veau. 

Le 28 mai 1821 le préfet nomme pour remplir les fonctions de maire Monsieur le Baron Théodore de Montillet (1).

Par Bernard RAVIER - Publié dans : Délibérations
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 22:07

Nous sommes donc sous le règne de Charles X, installé sur le trône en 1824 puis Louis Philippe en 1830…



  Le 17 juillet 1826, Jean-Baptiste CANET est nommé maire après la démission du Baron Théodore de Montillet. La prestation de serment était alors la suivante :

 

« Je jure fidélité au Roi des français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume ».

 

Dans les pages du registre des délibérations on apprend que la fabrique (organisme qui règle les recettes, dépenses et activités des paroisses) n’a plus de ressources, que le logement de l’instituteur est en mauvais état et que la salle pour les écoles est trop petite pour contenir les 66 à 70 écoliers qui la fréquentent .


2-11 Ecole


L'école communale en 1917 - photo BR

L’organisation de la garde nationale locale est très importante et, le Conseil Municipal dit ceci le 10 novembre 1830 :

« On voit avec plaisir que la garde nationale de la dite commune est toute dévouée aux exercices militaires qui se font 3 fois chaque semaine, qu’elle fait de grands progrès principalement dans la marche et qu’il est nécessaire de lui procurer des armes pour achever l’instruction. Le Conseil est invité à prendre en considération les observations ci-dessus et à chercher le moyen de procurer l’uniforme adapté pour les gardes nationaux, des fourreaux ainsi que des armes » (1)

Le conseil décide ainsi la vente de terrains pour financer l’opération.

 

Celui-ci vote aussi des crédits le 5 juin 1831 pour l’éclairage du corps de garde établi l’hiver précédent pour la sécurité publique et, en outre, pour la rétribution à accorder au tambour de la garde nationale de la commune pour les leçons qu’il a reçues pendant 3 mois afin de pouvoir battre le rappel de quelques marches militaires.

(18 F pour l’éclairage, 75 F pour le tambour).

 

Les livres d’histoire vont s’arrêter sur la révolution de juillet 1830 et les trois Glorieuses.

 

Localement, le 16 août 1831, le Conseil Municipal va contribuer à sa manière à cet évènement par cette délibération :

 

« Versement de 100 F pour l’édification d’un monument à la mémoire des héros de juillet 1830 qui sera élevé place d’Armes à Dijon à la mémoire des braves qui se sont sacrifiés les 27, 28, 29 juillet 1830 à la cause nationale. »

Note : Ce monument n’a pas été élevé.


  

Louis-Philippe, roi des Français monte sur le trône et en ce mois d’octobre 1831, un nouveau maire est choisi en la personne de Jean-Baptiste FERREY qui jure à son tour fidélité au Roi des français.

 

Outre l’achat d’une corde pour la cloche de l’église, le Conseil Municipal nomme le tambour de la garde nationale et règle méticuleusement les conditions de son emploi et salaire (Battre le tambour à la demande du Maire, accompagner la garde sous les ordres du Capitaine, entretenir l’instrument).

 

En 1832 le choléra sévit à Paris et la commune se prémunit par l’achat de médicaments adaptés. En 1833, le salaire du sonneur du point du jour (2) qui exerce aussi les fonctions de Marguillier (3) est augmenté ; une somme de 150 F est enfin donnée à la fabrique et 54 F sont accordés au pâtre communal qui a laissé échapper quatre vaches…

 

A nouveau le maire démissionne pour être remplacé fin 1834 par Jean-Baptiste DEFAUX., qui démissionne à son tour laissant la place à Jean-Baptiste MALNOURY.

 

 

 

1)      Le règlement de la garde nationale est établi par le Décret du 12 juin 1790. Le 14 octobre 1791, le service de la garde sera obligatoire pour les citoyens actifs de 18 à 60 ans. Mise en veilleuse sous le Consulat et l’Empire, la garde nationale, dont le recrutement reste limité aux contribuables les plus imposés n’aura qu’un rôle effacé sous Louis XVIII, et Charles X ordonne la dissolution le 29 avril 1927. Reconstituée en 1830, elle prend une part active aux Trois Glorieuses. Réorganisée par les lois du 28 mars 1831, elle devient le principal soutien du règne de Louis Philippe, jusqu’en février 1848 où elle refuse de défendre le roi et passe à la Révolution.

2)      Le sonneur du point du jour est le sonneur de cloches.

3)      Le marguillier est un membre du conseil de fabrique de la paroisse.

Par Bernard - Publié dans : Délibérations
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