Souvenirs des années 1950-1960

Publié le par Bernard

Les Scouts à Chevigny-St-Sauveur

C’est à l’automne 1955 que le Père Bernard BAZIN vient s’installer à Quétigny pour y desservir aussi la paroisse de Chevigny. Ce grand changement sera profitable à la vie religieuse des deux cités et favorisera l’implantation et le développement des activités des jeunes à Chevigny principalement.

Ce nouveau prêtre aguerrît aux pratiques de sa première paroisse Ste Chantal va notamment sympathiser avec Jean-Louis RAVIOT et lui proposer de créer une patrouille de Scouts. C’est l’enthousiasme et la patrouille des Castors voit le jour ; voici donc les jeunes scouts qui revêtent les beaux uniformes et porteront le foulard noir des patrouilles libres.

Il faudrait un local !... Maman (Jeanne RAVIER) offre un des bûchers donnant sur la rue. Le Chef de patrouille, Jean-Louis qui a 16 ans et travaille déjà à la forge RAVIOT se lance avec son équipe pour nettoyer, restaurer et installer cette petite pièce : sol bétonné, murs enduits et peints, électricité, conduit de cheminée, plafond isolant, porte vitrée, fenêtre métallique. Il ajoute un superbe établi et quelques bancs escamotables scellés aux murs et voilà le joli petit local prêt à recevoir les nouveaux scouts.

La patrouille des Castors - qui bâti solide - va donc vivre quelques années régulièrement accompagnée de son aumônier, le père Bazin, attentif à cette jeunesse dynamique..

  • Sortie à l’Abbayotte,
  • Camp de 3 jours à Arcey (près de Pont-de-Pany)
Abbayotte - ArceyAbbayotte - Arcey

Abbayotte - Arcey

Les J-2, la jeunesse montante de Chevigny

Avant de partir missionnaire en Afrique, Bernard Froussart, ordonné en 1961 va développer avec Bernard Ravier les activités avec les jeunes (sorties à bicyclette notamment). Plus tard il partira en mission au Congo-Brazzaville pendant de nombreuses années avant de retrouver un jour la vie laïc.

Les J-2 apparurent en 1962, puis vint l’interruption causée par le service militaire de mars 1963 à 1964. Cette année là Emmanuel Lombard intervient dans l’aventure des jeunes de Chevigny dès le mois de mars

Emmanuel arrive à Chevigny avec sa famille, il doit avoir 17 ans. Son père est colonel - Magistrat de l’armée de l’air. Avec mon ami Alain nous allons nous lier étroitement avec ce garçon si sûr de lui et à l’aise avec chacun. Emmanuel qui respire la gentillesse a été responsable chez les scouts, maîtrise l’animation et ne craint pas les responsabilités. C’est avec lui que nous organiserons des camps dignes de ce nom.

En 1964, nous animons de belles veillées avec mille et un jeux. Mais dès les beaux jours la spécialité des sorties du côté de l’Abbayotte reprend vite. En avril 64 on retrouve les gamins habituels. Le sommet de la saison sera l’organisation d’un super feu de camp le 28 juin pour la Saint-Jean, dans les champs de l’autre côté de la Norges. Une foule de personnes viendra danser autour du feu et apprécier les nombreux sketchs réalisés par les jeunes.

Cette belle saison ne pouvait pas s’achever ainsi. Le premier mini-camp était organisé en août 1964 à Monseaugeon (Hte-Marne). Dès la rentrée d’octobre 1964 nous mettions en place «  Le Foyer » L’organisation de rencontres des jeunes le samedi soir autour de jeux dans la salle paroissiale aménagée en conséquence. Alain montrera ses capacités pour créer le bar, récupérer banquette, baby-foot, billard, etc...

En février 1965 une sortie à Messigny avec bon nombre de jeunes permettra de partager cette journée. Longtemps préparé le spectacle du 24 avril 1965 se déroulait dans la salle des fêtes de Chevigny bondée. La pièce de théâtre « Piccolo » avec notre ami regretté Jean Thourault. Succès complet de ce spectacle avec un « Piccolo » jouant son rôle à la perfection dans une salle écroulée de rires. La récompense sera un tonnerre d’applaudissements.

C’est à cette époque que le groupe cherchera à rejoindre l’ASC (Association Sportive de Chevigny créée en 1962 par Jean Vayrou pour lancer la lutte à Chevigny) pour essayer de mettre en place des activités dite culturelle (bibliothèque, théâtre, ciné-club, discothèque, chant-choral, foyer loisirs, philatélie, danses folkloriques...) 

Camp à Colmier-le-Bas

Camp à Colmier-le-Bas

En août 1965 une joyeuse équipe de 11 petits Chevignois partait à bicyclette ou en vélo moteur pour vivre l’aventure du premier grand camp du 6 au 14 août à Colmier-le-Bas. Que dire de ce camp ?. D’abord la rivière l’Ours qui passait au pied du camp n’a pas manqué d’attirer les uns et les autres bien que la baignade n’y soit pas autorisée (question de prudence pour les responsables), mais les parties de sceaux d’eau sont restées dans les mémoires (heureusement il faisait beau). Henri a su aussi montrer ses qualités de pêcheur et les truites saumonées ont agrémenté le menu.

Chaque samedi le foyer des jeunes est ouvert et tant bien que mal accueille les jeunes de Chevigny. Petit à petit le local est aménagé et devient un vrai foyer avec bar, lumières ambiante et jeux.

Enfin le camp de Flavigny se déroule du 1er août au 10 août 1966 avec des anecdotes et des souvenirs extraordinaires.

L’aventure des J-2 va tarir. Le foyer poursuivra son chemin quelques années. En 1967, un dernier camp sera organisé à Arcey, mais l’ambiance n’y sera plus...

 

Camp à Flavigny-sur-OzerainCamp à Flavigny-sur-Ozerain

Camp à Flavigny-sur-Ozerain

Us et Coutumes à Chevigny…

A Chevigny, comme dans bien d’autres villages il y avait aussi des coutumes surtout perpétuées par la jeunesse masculine.

Les "Mais"

Au matin su 1er mai de jeunes arbustes (généralement du hêtre) étaient placés la nuit devant la porte des jeunes filles à marier (18 ans) par les jeunes garçons du village. Aux « vieilles filles » ont leur mettaient des épines, dit on.

Souvent les jeunes se présentaient pour embrasser la jeune fille, les parents donnaient quelque chose sinon le matériel agricole était pris et déposé devant la Mairie. C’était aussi l’occasion (lorsque les personnes étaient moins aimées) de déplacer les objets entourant la maison (pots de fleurs, fagots, volets etc…

"Mai" en Autriche

"Mai" en Autriche

Les « Alléluias »

La nuit de Pâques, les jeunes se regroupaient et passaient de maison en maison en chantant :

Y a un oiseau dans mon panier qui n’a pas encore chanté

Donnez des œufs il chantera, alléluia

C’est pas des œufs que nous voulons, mais c’est la fille de la maison

S’il y’en a deux nous choisirons, alléluia

Certains villageois n’étaient pas réveillés car ils mettaient à la porte (caché) un bille

Ceux qui ne donnaient rien un œuf était lancé sur la porte ! Parfois aussi un tas de bois était mis devant la porte ou un tas de fagots…

Avec cette « cargaison » d’œufs et les bouteilles les retrouvailles se faisaient au café local autour d’une omelette géante.

C’était une fête sympathique qui a dû prendre fin en 1957.

 

 

Ramassage d’œufs de Pâques

Ramassage d’œufs de Pâques

Publié dans C'était autrefois

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